Être rappelé(e)
24 novembre 2020 par Benoît LEVESQUE

Nouvelles énergies automobiles, qu’est-ce que cela change ?

Verdir le parc automobile français, c’est l’un des objectifs prioritaires des pouvoirs publics pour répondre à l’urgence climatique et à la raréfaction des énergies fossiles. De fait, les véhicules électriques et hybrides gagnent du terrain face aux motorisations traditionnelles. Avec quelles conséquences pour les professionnels de la mobilité ? On vous explique.

Vers un parc automobile plus vert

Pour réduire les émissions de gaz à effet de serre générées par le secteur des transports, les législateurs français et européen ont déployé un arsenal de mesures convergeant vers un objectif : faire progresser la part des véhicules électriques et hybrides dans le parc automobile. Ainsi :

  • Entrée en vigueur le 1er janvier 2020, la norme WLTP sanctionne plus sévèrement les émissions de carbone que l’ancien protocole NEDC.
  • La réglementation CAFE (Corporate Average Fuel Economy) impose aux constructeurs d’immatriculer des véhicules émettant, en moyenne, moins de 95 grammes de CO2 par km.
  • La Loi d’Orientation des Mobilités (LOM) obligera, dès 2022, les entreprises possédant un parc de plus de 100 véhicules à intégrer dans leur flotte au moins 10% de véhicules peu polluants lors de leur renouvellement.
  • La loi de Finances 2021 prévoit de durcir encore le malus écologique pour les véhicules les plus polluants en abaissant le seuil de déclenchement à 131 grammes au km en 2021 et en doublant le plafond du malus à 40 000 €.

Nouvelles énergies, de quoi parle-t-on ?

Ces dispositions ont vocation à remplacer progressivement les véhicules fonctionnant à l’essence ou au gazole par des motorisations dites « propres ».

  • Le véhicule électrique se déplace grâce à un ou plusieurs moteurs électriques alimentés par une batterie d’accumulateurs électro-chimiques. L’arrivée des batteries en lithium-ion a permis d’améliorer l’efficacité et les performances des véhicules électriques : la plupart dépassent les 200 km d’autonomie. Pas de boîte de vitesses, pas d’embrayage : il suffit d’appuyer sur la pédale d’accélérateur. 

L’hybride combine un moteur thermique et un moteur électrique. Il utilise donc un carburant (essence, diesel, biocarburant, GNV…) et de l’électricité. Il existe deux catégories d’hybrides. 

  • L’hybride classique, dit « non rechargeable », embarque une batterie de faible capacité rechargée grâce au moteur thermique et à la récupération d’énergie cinétique au freinage. Son autonomie électrique est de quelques kilomètres et sa vitesse de pointe d’environ 50 km/h. Le moteur thermique a donc le premier rôle la plupart du temps.
  • L’hybride rechargeable dispose d’un moteur électrique plus puissant et d’une batterie rechargeable, supérieure à 10 kWh. Lorsque la batterie est déchargée ou que la vitesse de pointe est dépassée, le moteur thermique prend le relais.

Une évolution du marché plus rapide que prévu

La progression de ces motorisations dans les ventes de voitures pourrait s'effectuer plus rapidement que prévu. C'est ce que prédit le Boston Consulting Group (BCG). Il estime que l'électrique pèsera un tiers du marché dans 5 ans et 51 % dans 10 ans. La part des véhicules à batteries 100 % électriques devrait passer à 7 % en 2025, contre 2 % aujourd'hui, puis à 18 % en 2030. Les différentes familles de moteurs hybrides atteindraient, au total, 33 % du marché à cette date. A l'inverse, la part du diesel reculerait de 12 % à 4 % dans 10 ans. Les moteurs à essence tomberaient de 78 % à 44 %.

Des équipes formées à ces nouvelles technologies

Forte de l’expertise développée au sein du groupe Sepamat (Europcar Atlantique, Loc Eco, marguerite) dans la gestion de sa propre flotte de 6 500 véhicules, la marque Formule propose aux gestionnaires de flottes, concessionnaires automobiles et loueurs de véhicules un service d’évaluation professionnelle des dommages automobiles, ainsi que des prestations de carrosserie- peinture.
Anticipant l’évolution des flottes vers les nouvelles énergies, les équipes de Formule Evaluation de dommages ont été formées en 2019, via le GNFA, aux changements induits par ces technologies, aussi bien en ce qui concerne l’évaluation des dommages que leur réparation.
En effet, l'entretien d'un véhicule électrique est sensiblement différent dans l’approche et les consignes de sécurité à respecter. Il s’agit, en effet, de travaux sous tension, liés à de fortes tensions et intensités électriques. 

Cette montée en compétences des équipes s’est accompagnée d’un investissement en matériel. 

La prochaine étape ? L’arrivée des véhicules autonomes et de leur équipement en capteurs et radars de toutes sortes qui feront, eux aussi, évoluer nos métiers.

Découvrir notre gamme de véhicules hybrides et électriques Europcar Atlantique.

Benoît LEVESQUE Responsable Commercial